LE TRIOMPHE D'OTTOKAR

Poème épique de Claude Fernandez évoquant Le triomphe et la chute d'Ottokar Deux Premysl (1230-1278), roi de Bohême.


Ottokar triomphant, sous l’arcade apparaît.
Sous l’arche resplendit, le superbe Ottokar.

Gloire à toi, Premysl Deux, gloire à toi, roi margrave.
La marine étendue, seule endigue ton ost
L’adriatique flot, contient seul tes légions.

Las Ottokar, jamais, ne sera l’Empereur
Trop de contrées soumit, ton audacieux quadrige.
Trop de cités conquit, ton ambitieuse armée.
Trop devint fastueux, ton éblouissant trône.
Trop devenait ton fief, opulent et puissant
Lors, ensemble ralliées, Jalousie, Haine, Envie
Par un édit perfide, en lambeaux le rompirent.
C’est ainsi qu’effrayée, l’Europe t’enchaîna.
Las Ottokar, jamais, tu ne seras Kaiser.
Tu côtoyas les Cieux, tu mordras la poussière.
Tu ne seras jamais, Kaiser, nouveau César.


La Saga de l'Univers - Claude Fernandez
Éditions Sol'Air - Éditions Sol'Air - 2007