L'HOMME

Poème épique de Claude Fernandez évoquant l'Évolution des hominiens: les Australopithèques, la conquête du Feu...



Sombre histoire - sordide, épouvantable... dérisoire
Sans beauté, sans joie, sans majesté, sans noblesse
Dont le héros féroce, est un vague simien
Grotesque, énigmatique, ondoyant, ridicule.

Dans la forêt miocène, au bord d'une clairière
Les arbustes s'écartent... le voici brusquement.
Ses jambes avachies, poilues, tortues et courtes
Soutiennent son poitrail, colossal, musculeux.
Ses bras démesurés, tombent à ses genoux.
De son ventre pendille, un morceau de chair flasque.
Par touffes clairsemées, sa maigre chevelure
Dévoile un crâne étroit, que les croûtes recouvrent.
Son occiput gibbeux, est flanqué d'une crête.
Vers sa tempe se dresse, un pavillon sans lobe.
Son front bas se termine, en saillies orbitaires
Protégeant des yeux durs, petits, méchants, fuyants.
Son prognathe museau, projette vers l'avant
Sa bouche avide et large, aux lèvres boursouflues
Comme s'il désirait, tout manger, tout broyer.
Sa narine épatée, se retourne et s'évase.
Le rictus agressif, entr'ouvrant sa mâchoire
Montre ses canins crocs, ses bovines molaires.
De petits crissements, sortent de son gosier
Langage primitif, n'exprimant nulle idée
Hors la faim, le désir, la haine et la colère.
Bien qu'il soit jeune encor, on le croirait vieillard
Tant ses plis sont gravés, dans sa terreuse peau
Semblable au cuir séché, d'un rugueux pachyderme.
L'on ne pourrait savoir, son genre ou son espèce.
Mais sait-on s'il est homme, ou s'il est animal?
N'a-t-il pour nez, pour mâchoire, un mufle, une gueule?
C'est l'Australopithèque, intermédiaire étape
Charnelle mutation, menant de l'un à l'autre.
Si le singe et la guivre, un jour pouvaient s'unir
Du monstrueux hymen, il serait le témoin
Car de l'un il tient vice, et de l'autre hideur.
Son esprit est rampant, sa langue est venimeuse.

Toute la horde arrive, en groupes dispersés.
Les mâles en leurs mains, serrant de lourds galets
Débusquent le gibier, tapi dans les broussailles.
Les femmes sur les haies, cueillent des baies charnues
Fruits blets ou bien pulpeux, sucrés ou vénéneux
Pour les offrir ensuite, à leurs niais compagnons.
Les nourrissons peureux, s'agrippent à leur mère
Fardeaux vivants de chair, perpétuant la race.
Les enfants égaillés, près d'elles caracolent.

Puis disparaît la troupe - Les herbes se referment.
Quel sera leur destin? Vont-ils un jour prochain
Succomber sous les coups, d'une tribu rivale
Mourir de soif, de faim, dans la savane sèche?
Ne vont-ils si par chance, au malheur ils survivent
Pour enfanter demain, l'Humanité future
Sans répit supporter, de terribles tourments?

Sur le sol africain, depuis des millénaires
Des êtres erraient, velus, courbés, misérables
Se dressant par moment, sur de fragiles jambes
Cependant que leur bras, saisit l'os ou la branche.
Mais un jour en son poing, l'un d'eux serre un galet
Qu'il jette lâchement, à son frère étonné.
Dès lors fut créée l'arme, et fut commis le crime
Transformant la Nature, en immense charnier.

Les tribus d'hominiens, passaient dans les ténèbres.
Violents, hagards, la haine au cœur, le Mal dans l'œil
Sans pays, sans patrie, sans foyer, sans demeure.
Les peuples régressaient, ou croissaient, pullulaient
Se découvraient amis, devenaient ennemis
Se combattaient, se massacraient, se détruisaient
Parfois se métissaient, en de nouvelles races.
Les cris aigus sortaient, des gorges transpercées.
L'on buvait le sang chaud, dans les crânes brisés.
Malheur au faible, au vieillard, malheur à l'enfant.
La Femme n'était pas, seule était la femelle
Dont le ventre enfermait, l'Avenir inconnu.
Les forts qui dominaient, capturaient le gibier
Que de plus malicieux, pouvaient s'approprier
Les uns cruels, brutaux, les autres cauteleux
Confrontant leurs défauts... se pardonnaient sans peine.
Dès lors ils apprenaient, roueries et perversions
Que la vie des tribus, fermente et développe
S'initiaient aux orgies, s'adonnaient aux débauches
Corruption, dérision, lubricité, sadisme.

C'est un soir de printemps. Là, dans un campement
Les chasseurs las, fourbus, se repaissent de chair.
Loin d'eux, formant un clan, des combattants pubères
Jettent d'envieux regards, sur les filles nubiles.
Deux jeunes prétendants, maintenant se confrontent.
L'un prend une massue, l'autre lance un galet.
D'un choc le projectile, enfonce la poitrine
Brusquement suspendant, le souffle du guerrier
Cependant que le bois, rebondit sur le crâne.
Puis l'hésitation fige, un instant les guerriers
Mais la haine soudain, ranime leur courage.
L'un hardiment saisit, le cou de son rival.
Ce dernier pantelant, s'écroule à ses genoux.
Du plus vil, arrogant, n'est-ce pas la victoire?
L'haïssable fierté, relève son front bas.
Déjà son viril membre, avec hideur se dresse.
Le mâle empoigne alors, une vierge effrayée
La jette sur le sol, et se vautre sur elle.
Bavant, suant, râlant, comme une immonde bête
De son pénis il fouaille, au fond de la chair vive
Pendant qu'elle se tord, se crispe et se relâche
Qu'elle hurle et gémit, de souffrance et plaisir.
Leurs fessiers nus, poilus, se joignent et s'écartent
Dans un rythme effréné, saccadé, frénétique.
Puis l'œil vide et blafard, maintenant il repousse
L'inutile témoin, de son désir abject
Retourne à ses combats, duels, querelles et guerres.

Mais passent les saisons... quand un matin d'hiver
La tribu se retire, au fond d'une caverne
Première habitation, naturelle demeure
Qu'a formée pour ses fils, la généreuse Terre.
Les voici tous inquiets, attentifs, silencieux
Retenant leur haleine, écarquillant les yeux.
Que va-t-il se produire? - Quel rite prodigieux
Pourrait ainsi briser, le cours uni du temps?
Dans un rai lumineux, tombant d'une fissure
L'on voit une femelle, écartelée, hagarde.
Va-t-on la torturer, l'égorger? Pourtant non
Car pas un homme ici, n'oserait l'approcher.
La souffrance l'étreint, des spasmes la secouent.
Tour à tour elle crie, pleure et supplie, gémit
Pour appeler en vain, sa mère et ses compagnes.

Son tourment commença, lorsqu'à peine pubère
D'un jeune mâle en rut, elle subit l'attaque.
L'acte laid, monstrueux, passait en sa mémoire
La pression du corps lourd, de la bouche visqueuse.
Puis elle avait senti, qu'une chair la perçait
L'entachait, la souillait, jusqu'au fond de son être.
Dès lors au mois suivant, comme l'aube approchait
Des vomissements clairs, soudain la réveillèrent
Puis d'atroces douleurs, tiraient son estomac.
Des crampes tout le jour, l'avaient paralysée.
De subites lancées, la brûlaient dans les hanches.
Des tremblements violents, secouaient sa poitrine.
Ses mamelons enflés, brunissaient lentement.
Son ventre se couvrait, de sombres vergetures.
Ne sachant quel désordre, avait troublé son corps
Suprême cauchemar, elle avait ressenti
Son flanc qui remuait, d'une inconnue présence
Diabolique dragon, parasitant sa chair.
Puis elle s'effondra, sur le roc un matin.
Ses jambes reluisaient, d'une gluante humeur.
Dans la grotte voisine, alors on la porta.

Les contractions depuis, l'étreignaient sans répit.
Ses membres en tous sens, violemment s'agitaient
Comme pour éloigner, repousser de son corps
Les féroces démons, suscitant la souffrance.
Les hurlements violents, qui fusaient de sa bouche
Pour ces divinités, paraissaient des injures.
Les spasmes augmentaient, les cris s'intensifiaient.
Brutale et saccadée, sa respiration rauque
S'arrêtait par instant, puis se précipitait.
La terrible douleur, intense, intolérable
Dans sa chair enfonçait, des aiguilles tranchantes
Dans son plasma versait, un poison virulent
Dans ses muscles durcis diffusait un venin
Qui soulevait ses reins, contractait sa poitrine
Tétanisait la face, et distendait la vulve.
Puis on vit s'entrouvrir, son pubis fissuré.
Dans la pilosité, lentement apparut
La rondeur compressée, d'un minuscule crâne.
Les râles diminuant, subitement devinrent
De courts gémissements, alternés de silence.

Toujours l'on entendait, le souffle de la bise
Rythme éternel du temps, qui passe, inéluctable
Ridant les monts rocheux, comme un front de vieillard
Sans répit emportant, dans son noir tourbillon
L'Homme et le ver, le torrent, le massif, l'étoile.

Et tous avec effroi, contemplaient, fascinés
Le mystère éternel, de la procréation.
Pourtant l'un d'eux songeur, fixant la parturiente
Scrutait honteusement, la sombre fleur du sexe.
Puis il baissa les yeux, pensant à l'acte ignoble
Qu'il osa perpétrer, sous l'instinct génésique.
Saisi par la vergogne, il ne pouvait comprendre
Comment cette abjection, put créer un humain.

Par un suprême effort, de la mère exténuée
Le fœtus écarta, la filière utérine
Puis du vagin béant, soudain se dégagea.
Ses poumons collabés, d'un coup s'emplissent d'air.

Et sa bouche libère, un long cri douloureux.

L'affre de la naissance, enlaidit son visage.
Surgissant du Néant, il découvre le Monde.
La diffuse clarté, qui pénètre en son œil
Sur la rétine vierge, inscrit sa vive image
Silhouettes inconnues, vagues et monstrueuses
Traumatisant déjà, son fragile cerveau.
Puis il ouvre ses mains, imprégnées de vernix
Comme s'il embrassait, la vie qui s'offre à lui.
Ses jambes simulant, un premier pas timide
Commencent leur chemin, de souffrance et malheur.
Son profil est celui, des races mongoliques.
Sa peau n'a pas le teint, des aïeux basanés
Pourtant le noir stigmate, à son cou transparaît
De sa prime origine, indélébile marque.
Le passé, le futur, sont gravés dans sa chair
Ce miroir du génome, écrivant par son code
La destinée de l'Homme, issu de l'animal.

Aussitôt le sorcier, prenant le nouveau-né
D'une pierre acérée, sectionne le cordon.
Le cercle de famille, à grands cris vocifère.
L'on ne devinerait, ce que tisse l'instinct
Dans les nœuds intriqués, de leur grossier esprit
Dévidant l'écheveau, des pensées, des idées
Ce que mêlent pulsions, raisonnement, logique
Par l'incertain réseau, de leurs fibres nerveuses.

Pendant ce temps dans l'ombre, au fond de la caverne
Malgré l'événement, un vieillard se tient coi.
C'est l'ancêtre chenu, celui qui vit jadis
Les premiers fondateurs, des époques lointaines.
Son tragique regard, paraît impressionné
Par le dur souvenir, d'horreurs et de terreurs.
Seul un sourire amer, déride son front pâle
Car il sait que bientôt, sur l'aride chemin
Son genou se pliera, sans plus se relever
Son œil se fermera, sans jamais plus s'ouvrir.
Puis la troupe attristée, priant les démons noirs
Couvrira de galets, son corps inerte et froid.

Ainsi naissaient, mouraient, les premiers hominiens
Croissant et prospérant, vers l'avenir sans but.

Et le temps passait, inexorablement
Seconde par seconde, année, siècle par siècle
Pour le futur léguant, par les générations
La haine et le désir, la passion, la pensée.

Un jour que cheminait, une tribu sauvage
Dans un bosquet touffu, l'incendie se déclare.
N'osant le regarder, tous par le même élan
Fuient ces tragiques lieux, où le démon sévit.
Tous curieux, apeurés, tentent d'épier la bête
Dont les gueules flambant, dans les crépitements
Broient les coriaces troncs, sucent les rameaux tendres.
Pourtant l'un d'eux malgré, le danger, la frayeur
S'avance lentement, vers le terrible monstre.
N'est-il hypnotisé, par un magique appel
Magnétique influence, aveuglant son esprit?
Voilà qu'il est cerné, par le Génie mouvant.
Maintenant il se fige, et demeure immobile.
Va-t-il s'arrêter là, poursuivre sa folie?
Paniqués, étonnés, criant, gesticulant
Ses frères vainement, essaient de l'appeler
Mais rien qui soit humain, ne l'atteint désormais.
L'on attend que l'Esprit, excédé par l'affront
Décoche sur l'impie, ses flèches rougeoyantes.
C'est alors que l'on vit, son bras confiant se tendre
Puis, horreur, s'emparer, d'une bûche embrasée.
La dévorante flamme, obéit à sa poigne.
La fulgurante ardeur, est alors chaleur douce.
La voilà devenue, son esclave docile.
Brandissant le trophée, qu'au monstre il a ravi
Comme un géant démiurge, impassible, insensible
Dans la horde surprise, il revient aussitôt.
L'on regarde effrayé, l'impie blasphémateur
Qui parvint à mater, le démon redoutable.
Tous fuient devant ses pas, tous le huent, le conspuent
Les uns terrorisés, d'autres haineux, envieux.
Lors il est saisi, bientôt jugé, condamné.
Le voici ligoté, sur un mont désertique
Cependant qu'un vautour, se repaît de son foie.
Mais l'esprit des bourreaux, désirant expier l'acte
Que nul assurément, ne recommencerait
Gardait le souvenir, du Feu soumis à l'Homme.

Puis là-dessus passa, l'ouragan de l'Histoire
Soufflant meurtres et viols, massacres et carnages
Dans son giron fatal, entraînant sans répit
Les hordes et tribus, les peuples et les races.

*

Plus rien du temps passé, ne semble subsister.

Au flanc d'une éminence, un homme se promène
Vêtu de son complet, au col amidonné
Le haut front dégarni, l'air docte et pondéré.
De sa canne vernie, que surmonte un pommeau
Le voilà perforant, le sédiment friable.
Que peut-il bien chercher, aussi loin de la ville
Dans ce paisible val, du Naender oublié?
Brusquement le voici, qui se fige, intrigué.
Son regard entrevoit, un informe débris.
Sa main saisit l'objet... l'approche de ses verres.
C'est un crâne brisé, dont on ne pourrait dire
S'il peut être celui, d'un humain, d'un simien.

Et le savant comprend, l'ignoble vérité.

Il reste abasourdi, saisi par le vertige.
Dans son esprit choqué, les pensées tourbillonnent.
Lors il se dit en lui «Mon Dieu, cela fut-il?
Mais comment l'accepter? Cependant cela fut»
Rêveur il imagine, au-delà de l'Histoire
Contemplant ce témoin, du passé mystérieux
Ce que jadis était, la vie de ce primate
Car un jour lointain fut, où cette mandibule
Portait la vive chair, de lèvres palpitantes.
L'œil un jour scintilla, dans cette orbite vide.
Contre ce bourrelet, s'ouvrit une paupière.
Comment l'imaginer? Cependant cela fut
Cela fut, cela fut, indubitablement
Cela fut, cela fut, irrémédiablement.

Lors il se remémore, Haeckel, Darwin, Lamarck.
Son esprit effaré, sonde le temps sans borne
Ce fantasque artisan, prodigue autant qu'avare
Tel un savant démiurge, organisant le Monde
Sans répit tâtonnant, progressant, régressant
Triant et remaniant, les Ordres et les Genres.
Puis il vit croître l'œuf, d'étapes en étapes
L'ontogénie, témoin, de la phyllogénie.
Le zygote initial, devient amibe, éponge
Lentement se transforme, en hydre, en ver, cordé
Nage comme un poisson, dans la poche amniotique
Vestige originel, de la Mer primitive
Patiemment édifie, puis soudainement perd
Son caudal appendice, et les derniers somites
Remanie ses vaisseaux, mue ses fentes branchiales
Parcours miraculeux, raccourci prodigieux
De son évolution, durant des millénaires.
De leurs affinités, les animaux sans nombre
Du plus rudimentaire, au plus organisé
De leurs os, de leur forme, anatomique langue
Muets, mais entêtés, l'apostrophaient en chœur
«Nous sommes tes cousins, oui, nous sommes tes frères»
«Mais peut-on concevoir, que remontant les âges
Par les générations, toujours de père en père
L'on puisse revenir, au microbe, au ciron?
Peut-il être admissible... que nous fit la Matière
Que l'Âme et que l'Esprit, viennent de cette Nuit?
Quoi, Virgile et Vinci, Gœthe et Newton, Descartes
Fils de cette poussière, émergée de la fange?»

En ce fertile siècle, où balbutiait la Science
Les nouvelles idées, qui lentement naissaient
N'avaient pas entamé, les dogmes reconnus.
Les fossiles gênants, pour l'Église irritée
Ne sont assurément, qu'un jeu de la nature.
L'incrédule Voltaire, en haussant les épaules
Se masque le regard, devant ces coquillages
Qu'ont sans doute laissés, d'étourdis pèlerins.
Mais nul devant la preuve, à partir de ce jour
N'osera plus nier, l'absolue vérité.
Lors, Dieu, les deux Testaments, ces mensonges pieux
Sur l'autel Ignorance, inventés par le prêtre
Seront pulvérisés, tels contes enfantins.
Désuètes la Genèse, et les cosmogonies
La Généalogie, l'universel Déluge
Réduit tout simplement, aux crues du fleuve Euphrate.
Caducs Torah, Talmud, ce plat roman, la Bible.
Démythifiés Enfer, Paradis, Purgatoire.
Déchus les saints, messies, prophètes et Apôtres
Cet illuminé, Jésus, Jean, ce fanatique
Brisés, pulvérisés, l'orgueil, la vanité
Par l'infini pouvoir, des sciences triomphantes.

Pendant que le savant, méditait sombrement
Sonna le carillon, d'un village prochain.
Là, ne sachant encor, la triste découverte
Les fidèles confiants, se rendaient à l'office.
L'homme ahuri, songeur, pensait au bon pasteur
Dans la mystique nef, dispensant la prière
Ce cri fervent jeté, vainement dans le vide
Certitude trompeuse, illusion pitoyable
Devant la vérité, douloureuse et tragique.
Lors il dit à voix basse, étranglé de sanglots
«Mon Dieu, ce n'est pas vrai, dites-moi, dites-moi
Que vous avez créé, le premier homme un jour.
Dites-moi , dites-moi, que vous êtes resté
Notre Père adoré. Pitié, ne laissez pas
Vos misérables fils, dans la dériliction»

Mais le visage osseux, dans sa tremblante main
Par ses terreuses dents, paraissait lui répondre
«Tu comprends bien pourtant, que je suis ton ancêtre»


La Saga de l'Univers - Claude Fernandez Éditions Sol'Air
© Éditions Sol'Air - 2007 - ISBN 978-2-35421-001-4
Licence Creative Common CC-BY-ND