NIEW, PRÊTRESSE CELTE

Récital de poésie épique
avec accompagnement musical enregistré




Textes:
Claude Fernandez d'après Saga celtique (La Saga de l'Univers)
licence Creative Common CC-BY-NC-ND
http://www.claude-fernandez.com

Récitants:
Josyane Moral & Claude Fernandez

Musique:
Claude Fernandez
licence Creative Common CC-BY-NC-ND
http://www.jamendo.com/fr/


Niew, prêtresse celte nous conte le conflit opposant Murdam, un roi conquérant, à Niew, la jeune prêtresse de l’île d’Aran, protectrice de son peuple. Sentach, le druide aux sages pensées, offre sa conciliation... Les personnages évoluent dans le décor de l’âpre et sauvage Erinn (l’Irlande antique) l’Océan: ses rivages déchiquetés, ses caps, ses criques: domaine du dieu Manannan, la forêt mystique où s’élève le grand Chêne, dispensateur du Gui sacré.

La Tempête - Cortège druidique - Aran - Niew et Sentach - Erinn -Le Feu druidique

Durée : 1 heure

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DOCUMENT VIDÉO

Aran (extrait)

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EXTRAIT TEXTE


LA COLÈRE DE MURDAM

Il geint, Murdam, le roi d'Ulach, Fils de l'Été.
Grande est sa douleur, sa fureur, grande est sa haine.
Farouche, il invective, injurie l'Océan
Pieds nus sur le granit, face à l'ouragan noir.
Farouche, il crie vengeance, il crie son désespoir
Devant le ciel furieux, les rochers écumeux.
La prêtresse d'Aran, fauche sa descendance.
La prêtresse d'Aran, abolit sa puissance
Niew, la vierge d'Érinn, qui protège son peuple.
C'est ainsi que Murdam, rugit sur le rivage.
Son host a pris déjà, les royaumes voisins
Mais le roi du Connacht, que défend la prêtresse
Promptement s'est enfui, sur un voilier rapide.
Le voici réfugié, sur les îles de l'Ouest.
Murdam pour le soumettre, envoie son jeune fils.
Le vaisseau bientôt cingle, à travers les courants
Mais la vierge a prié, Manannan, le dieu sombre.
Manannan en colère, a libéré ses chiens
Les chiens bleus de la mer, qui blanchissent les vagues.
Sans répit tout le jour, ils ont traqué la nef
Brisé les madriers, transpercé les bordages
Pour emporter l'enfant, sur leurs souples nageoires.
Le perfide limon, remplit sa bouche ouverte.
Les varechs aux doigts verts, lient ses membres inertes.
Son corps inanimé, gît sur un lit d'arène.
Vers la Porte des morts, le noir Thétra l'emmène.
C'est ainsi que Murdam, gémit sur le rivage.
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INTÉGRALE TEXTE DU RÉCITAL


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