Poème épique de Claude Ferrandeix évoquant le sacre de l'empereur Julien à Lutèce.
L’armée comme autrefois" défile sous les arcs.
Voici les cavaliers" aux brillantes parures.
Voici les fantassins" tenant spathes et glaives
Braquant leurs boucliers" aux teintes mordorées.
Guerriers d’airain' voici" les noirs cataphractaires.
La foule comme hier" applaudit le cortège
Mais il n’y a plus d’or" plus d’argent sur les armes
Non plus de prisonniers" de butins et trophées.
«Gloire à toi l'Apostat' que triomphe l’Empire.
Las' ils t’avaient caché" nos dieux resplendissants.
Las' ils t’avaient transmis" la religion maudite.
Mais tu ressuscitas" Beauté' Clarté' Grandeur.
Gloire à toi l'Apostat' que triomphe l’Empire
Toi le nouveau César" toi le nouvel Auguste.
Croyons en l’avenir" croyons en l'Empereur
Nos légions gagneront" de nouvelles batailles.
Nous bâtirons encor" fanums' amphithéâtres.
Nous lutterons toujours" toujours nous combattrons.
Las' dussions-nous souffrir" afin de sauver Rome
Las' dussions-nous mourir" afin que vive Rome.
Nous lutterons toujours" toujours nous combattrons
Gloire à toi l'Apostat' que triomphe l’Empire
Toi le nouveau César" toi le nouvel Auguste»
Sous les rais déclinant" du soleil automnal
Comme hier l’on brandit" les panneaux' les pancartes.
Lutèce est devenue" la Rome du futur.
La nymphe Sequana" côtoie l’ancienne Louve.
Ce coteau rouge abrupt" là' c’est le Capitole.
Ce majestueux fleuve" est le Tibre fluant.
L’Empire alors paraît" tel un phénix renaître.
La Saga de l'Univers - Claude Fernandez - Éditions Sol'Air - © Éditions Sol'Air - 2007