LE TRIOMPHE DE TRAJAN

Poème épique de Claude Fernandez évoquant le Triomphe de l'empereur romain Trajan après sa campagne victorieuse en Dacie. Description grandiose de Rome et de ses monuments, défilement des légions de l'armée romaine.


Au signal du héraut, clamant à Rome entière
L'arrivée de Trajan, vainqueur de la Dacie
Retentit le concert, des cent buccinateurs.

Sonore essaim d'alcyons, les triomphales notes
Vivement, lestement, par myriades s'envolent
Se renvoient, tournoient... réfractées, réverbérées
Sur les hautes parois, d'insulae, de temples
S'enfilent dans les voies, des quartiers, des forums
Dans l'immense futaie, des piliers, colonnades
Se brisent en échos, dispersés, disloqués...
Se perdent en rumeur, étouffée, diminuée
Dans le dédale obscur, des vastes catacombes
Fusent et s'irradient, vers le dôme céleste
Confondant aux rayons, leurs vibrations lyriques.

Ainsi l'on aurait dit, que la cité latine
De sa puissante voix, chantait «Gloria, gloria»

Voici que tout d'abord, solennellement viennent
Près du flamine digne, en vermeille tunique
Les effigies sculptées, des Olympiens divins
Jupiter Stator, Vénus Genitrix, Vulcain
Diane et Cérès, Apollon, Minerve et Junon...
Car ils sont là chez eux, car ils sont ici maîtres
Car ils sont vénérés, car ils sont adorés.
Les voici transportés, sur l'italique rive
Là, dans la cité chère, à la Cytéréenne
Qu'autrefois rejoignit, le peuple de son fils.
Remplaçant les sons grecs, les syllabes latines
D'ovations, de vivats, acclament leurs images.
La brise tyrrhénienne, au lieu du vent ionien
Pénètre leur poitrine, et baigne leurs poumons
Pourtant cet air nouveau, ranime leur pensée
Car le même soleil, illumine leur face.
Leur minérale peau, sous les festons frisonne.
Leur narine frémit, au parfum des pinastres.
L'on croirait que leur œil, palpite en son orbite
Que leur bouche oubliant, le doux langage grec
Pour celui vigoureux, d'Horace et de Virgile
Réponde avec ardeur «Gloria tibi, Roma»

Puis viennent dans leur toge, à laticlave pourpre
Défilant fièrement, les dignes sénateurs
Que les rangs des licteurs, dans la marche accompagnent.
Les faisceaux menaçants, paraissent dire à tous
«Gardez-vous de nos fouets, de nos haches terribles
Capables de poursuivre, autant que les Furies
Le traître ne suivant, les Douze Lois suprêmes»

Et voici dominant, un char majestueux
L'être devant lequel, tous doivent s'écarter.

N'est-il roi, n'est-il prince... ou bien divinité?

C'est le vainqueur suprême, et suprême empereur
C'est Trajan, l'Imperator, Augustus, Divus.
Les quatre chevaux blancs, qui meuvent son quadrige
Paraissent l'emporter, jusqu'au sommet des nues
Car ils sont plus brillants, que l'oiseau de Vénus
Plus fougueux, plus nerveux, que les coursiers d'Hélios
Plus forts que Bucéphale, et plus vifs que Pégase.
L'homme qui les conduit, par lui-même n'est-il
Vaillant comme Persée, hardi comme Alexandre
Puissant comme un héros, comme un dieu transcendant?
N'a-t-il franchi les mers, conquis les continents
Brisé les royautés, investi les cités
De Bretagne en Parthie, de la Seine à l'Araxe?

N'est-il pas devenu, Maître de l'Univers?

Au-dessus de sa tête, un esclave soutient
La couronne laurée, telle un nimbe émeraude.
La crosse dans son poing, comme un foudre étincelle
Tandis qu'un alérion, s'agrippe à son épaule.
Cependant nul diadème, à son front ne peut luire
Depuis qu'un jour Brutus, chassa les rois maudits.

Voici l'armée qui suit, protectrice de l'Urbs.
Voici les mains tendues, les étendards, vexilles
Puis les aigles brandies, par les aquilifères
Le préfet précédant, la garde prétorienne
Les cavaliers couplés, et les speculatores.
Voici tous les tribuns, devant les primilaires.
Voici les centurions, devançant les cohortes.
Voici les triarii, les hastati, principes.
Voici chaque légion, présentant son enseigne
Vingtième Valeria, cinquième Alaudae
Seizième Gallica, dixième Gemina
La première Adjutrix, sixième Ferrata
Dixième Fretensis, première Italica
Dix-septième légion, dix-neuvième légion
Celles qui sont montées, au col de Tour Vermeille
Celles qui sont passées, par le val de Vulcan
Celles de Pannonie, celles de Germanie
La troisième Augusta, la neuvième Hispana
La septième Claudia, la sixième Victrix
Deuxième Traiana, deuxième Parthita.
Vient la Macedonia, puis l'Apollinaris
La Primigenia, la Rapax, la Scythita
La Cyrenaïca, la Deiotariana...
Voici les régiments, composés d'Auxiliaires
Gaulois, Germains, Crétois, et frondeurs baléares
Les numeri conduits, par les praepositi.
Voici les centuries, défilant sans répit.
Chacune fièrement, agite son enseigne
Message interminable, identique, uniforme
Senatus, populusque... huitième légion
Senatus, populusque... douzième légion
Senatus, populusque... deuxième légion
Senatus, populusque... dixième légion
Senatus, populusque... douzième légion
Senatus, populusque... treizième légion.
L'on eût dit que ce flot, jamais ne tarirait
Toujours et toujours, lanciers, cavaliers, archers
Senatus, populusque... troisième légion
Senatus, populusque... seizième légion
Senatus, populusque... neuvième légion
Toujours et toujours, lanciers, cavaliers, archers.
Leur javeline brille, et leur épée scintille.
Leur cuirasse d'écaille, envoie d'irradiants feux.
Leurs écus blancs, violets, à l'ombon miroitant
Leurs boucliers verts, bleus, orangés, mordorés
Font une mosaïque, aux teintes polychromes.
Les souvenirs glorieux, lèvent leurs fronts hautains.
La Manche et la Caspienne, ont reflété leurs faces.
Leurs cavales ont bu, l'eau du Tage et du Tigre
Leur visage essuyé, les simouns d'Arabie
La galerne celtique, et le fœhn helvétique.
Flamboyant au soleil, ainsi qu'étoile vive
La phalère étincelle, au pectoral du brave.

Puis entre les chariots, transportant le butin
Voici l'immense flot, des vaincus prisonniers
Misérables guerriers, dans les fers enchaînés.
Leurs cheveux en désordre, encor sont imprégnés
Par l'enivrant parfum, des champs transylvaniens.
Le torride soleil, éblouit leurs yeux clairs
Plus souvent habitués, aux brumeuses contrées.
Leurs talons endurcis, par les rudes sentiers
Sur les dalles polies, n'osent pas s'enhardir.
Ceux qui vivaient hier, sous l'horizon des plaines
Dès lors sont oppressés, par ces parois de marbre.
Les frustes montagnards, qui s'abritaient la nuit
Dans les chaos rocheux, en guise de palais
Devant les monuments, étonnés, s'interrogent.
Pensant à leurs hameaux, dans le fond des vallées
Stupéfiés par la ville, ébahis, ils découvrent
Les frontons somptueux, les temples merveilleux
Qu'ont pu bâtir ici, la Puissance et l'Orgueil.
Lors ils geignent de voir, aux mains de l'ennemi
Leur enseigne chérie, qu'hier ils arboraient.

Sur un nouveau signal, crié par le héraut
Dans l'armée, dans la foule, accueillant le cortège
Des hampes sont dressées, des perches élevées.
L'imposant défilé, se couvre de trophées
Croissants, disques barrés, houssines et victoires
Globes réverbérants, couronnes flamboyantes
Caducées, châteaux, animaux, bustes et piques.
Lions, coqs, louves et paons, se bousculent dans l'air
Des griffons blancs côtoient, les vautours, les colombes.
De leurs ailes tendues, les aigles menaçantes
Rainent aux chapiteaux, le marbre de Luna.
Les étendards se nouent, aux crins noirs des cimiers.
Les tresses de laurier, aux glaives s'enchevêtrent.
Les maquettes de monts, de forts, de camps, de fleuves
Topographies de bois, de cordes et tissu
Recréent dans la cité, la province lointaine.
Voici l'escarpement, des Karpates dentés
Puis l'écumeux Danube, et les Portes de Fer.
Voici le Pogonis, l'Apus et la Czerna.
L'airain des signes griffe, au passage des arcs
Les dépouilles sculptées, en relief dans la pierre
Par un même faisceau, pour un jour unissant
Les batailles d'hier, et celles d'aujourd'hui.
Simulant un combat, d'invisibles guerriers
Sur le bout des pila, bruyamment s'entrechoquent
Rondaches et épées, au milieu des cuirasses.
De tous côtés, partout, panneaux et panonceaux
Recouverts d'inscriptions, d'héroïques formules
Défilent côte à côte, en lettres gigantesques
«Gloire à Trajan, gloire à César, gloria, gloria.
Magna, Maxima Roma, potentissima.
Lux, victoria, triumphus, apotheosis.
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium
Lux, victoria, triumphus, apotheosis.
Magna, maxima Roma, gloriosissima»
La Voie sacrée devient, un parchemin grandiose
Qui sans fin se déroule, au rythme du cortège.
Les paroles scandées, se joignent aux écrits
«Gloire à toi César, gloire, au plus grand empereur.
Tu vainquis Tibiscum, tu pris Durostorum
Tu soumis Décébale, et tous les chefs barbares.
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Magna, Maxima Roma, potentissima.
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Magna, maxima Roma, gloriosissima»
Les blocs de pépérin, diffusent les échos
Vibrant dans les viae, dans les seminiae
D'une domus à l'autre, et d'immeuble en immeuble
«Gloria tibi Roma, Gloria tibi Roma»
Dans les riches villas, dans les tabernae
«Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde»
Remontant, descendant, les volées des clivi
De l'Arx au Champ de Mars, du Forum à l'Arno
Du Tibre à l'Esquilin, au Circus Maximus
«Gloria tibi, caput gentium, caput urbium
Gloria tibi Roma, gloria tibi Roma»
Comme si pour ce jour, chaque homme et chaque femme
Chaque tribun, chaque centurion, légionnaire
Pour acclamer Trajan, n'avait plus qu'une voix
«Gloria tibi, Caesar, Augustus, Divus
Gloria tibi Roma, Gloria tibi Roma»
Comme si transformés, pour la cérémonie
Mortels, divinités, s'étaient réconciliés
Patriciens, plébéiens, le maître et son esclave
Magistrats et prêteurs, nobles et Chevaliers
Mercure et Apollon, Jupiter et Junon
Vulcain, Mars et Minerve, Acis et Polyphème.
«Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde.
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium.
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde.
Gloire à toi, César, gloire, au plus grand empereur.
Tu vainquis Tibiscum, tu pris Durostorum
Tu soumis Décébale, et tous les chefs barbares.
Gloire à toi, César, gloire, au plus grand empereur»

Tout reflète en ce jour, beauté, magnificence.
La sublime cité, pour ce géant triomphe
Paraît plus fastueuse, et plus majestueuse.
Vaste panorama, de frontons, d'arcatures
Grandiose, elle déploie, sa perspective immense
Quirinal, Viminal, Subure et Le Pincio
Déroule son décor, de monuments superbes
Dans l'infini réseau, des longues avenues
Ses carrés luxuriants, de parcs et d'esplanades
Splendides oasis, de l'urbain labyrinthe
Ses rues, ses voies, forums, citadines clairières
Dans la marqueterie, des toits, des compluvia
Son large étagement, d'escaliers et de rampes
Défiant la pesanteur, la Masse et l'équilibre
Sa grandiose enfilade, au pied du Capitole
De piliers, propylées, parmi les péristyles
D'exèdres limitant, les cours et les couloirs
Ses marmoréens dieux, sur les piédestaux, socles
De lumière et d'éther, en plein ciel enivrés
Ses chapiteaux, podiums, portiques et péciles
Qu'en efforts colossaux, de leur tête supportent
La fine cariatide, ou le solide atlante
Ses temples et palais, ses thermes et coupoles
Cirques et mausolées, nécropoles et dômes
S'étageant aux coteaux, couronnant les collines
Ses domaines secrets, non loin du Palatin
Ses gracieuses villas, au flanc du Janicule
Fornix Fabrianus, Castorium, Colisée
Tabularium, Vénuseum, Ara Pacis
Panthéon, Saepta, Serapeum, Curie.
Le Tibre souverain, coule en sa haie de pins.
Les ponts, arches tendues, accompagnent son flot
Caressant les statues, des tritons et des nymphes.
Les pans des aqueducs, ces dentelles de pierre
Sur les tuiles rosées, projettent leurs arcs bruns.
Les canaux sur un lit, de moellons colossaux
Rus aériens conduits, par les vives Carènes
Promènent lentement, les sources prisonnières
De citerne en château, célestes puits inverses.
Les vasques satisfont, leur insatiable soif
Par l'évent minéral, des vomissants marsouins.
Captive des bassins, l'eau fraîche des fontaines
Qui fluait sur les pics, du neigeux Apennin
Découvre stupéfaite, au lieu des futaies sombres
L'immaculée forêt, des piliers symétriques
Baigne au lieu du fangeux, et rude sanglier
Le corps porphyréen, de la gracile ondine.
«Gloire à toi, Reine des cités, Reine du monde.
Magna, maxima Roma, potentissima
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du monde.
Magna, maxima Roma, gloriosissima»
Partout, profus, diffus, les ornements fleurissent.
Dans les soubassements, la brique aux tons de flamme
Contraste vivement, sur la blancheur des marbres.
Le dorique et l'ionique, avec le corinthique
De grâce et de rigueur, ensemble rivalisent.
Gouttes et modillons, sous les corniches rampent.
L'acanthe et les culots, des chapiteaux jaillissent.
Les oves et les dards, alignent leurs motifs.
Les glyphes se marient, sur les embasements.
Les palmes et festons, grimpent aux colonnades.
Sur les entablements, fleurissent les rinceaux.
«Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde.
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium.
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde.
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium.
Magna, maxima Roma, potentissima.
Gloria tibi, caput urbium, capit gentium.
Magna, maxima Roma, gloriosissima»

Les Patres ont foulé, ces dalles patinées
Que frappe maintenant, le pas des empereurs.
Le passé rejaillit, des bas-reliefs où vivent
Les combats d'autrefois, les triomphes d'hier
L'ancienne République, et le nouvel Empire
Sagesse du Sénat, prestige des Césars.
Tout porte ici l'empreinte, épousant les époques
La marque de l'Histoire, intaillée, ciselée.
C'est Énée sacrifiant, sur le sol du Latium
La Truie miraculeuse, aux trente porcelets
Rémus et Romulus, tétant l'antique louve
Scipion vainqueur brisant, la puissante Carthage
Le traître Jugurtha, par Sulla terrassé.
Pompée cosmocrator, en sa main tient la Terre.
Voici le fils d'Ancus, passant le Rubicon
Les Parthes à Crassus, remettant les trophées
La Cyprine sacrant, Auguste Imperator
Dea Roma liant, les maux et les fléaux.
Chaque pierre en ce lieu, témoigne d'un exploit
Qui montre l'Énergie, le Travail, le Courage.
«Voilà ce que nos mains, hier ont pu fonder
Par les bras, par le cœur, l'effort, la volonté»
La somptuosité, des nouvelles bâtisses
Laisse entrevoir parfois, pitoyable débris
La muraille d'hier, inutile aujourd'hui
Mais dont le fier vestige, imprégné par l'esprit
Des aïeux qui jadis, avaient pu l'édifier
Regardant les frontons, d'en bas paraissait dire
«Si je ne me dressais, quand le fils d'Hamilcar
Vainqueur passait l'Anio, vos fronts marmoréens
Ne se lèveraient pas, avec autant d'orgueil.
S'il n'y avait pas eu, Coclès et Cloélie
Jamais n'auraient vécu, les Césars, les Augustes»
«Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde.
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde»
Se dilatant, se resserrant, s'élargissant
L'immense procession, traverse arcs et fornices
Ponts géants que franchit, ce fleuve triomphal.
Joyaux, perles nacrées, d'un collier minéral
Son fil est Voie sacrée, son fermoir est Forum.
«Gloire à César, gloire à Trajan, gloria, gloria.
Magna, maxima Roma, gloriosissima.
Gloire à César, gloire à Trajan, gloria, gloria»
Près des Rostres enfin, le défilé se groupe.
Les ovations, les cris, de plus en plus grandissent
«Gloire à César, gloire à Trajan, gloria, gloria
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium
Gloire à César, gloire à Trajan, gloria, gloria»
Les panneaux, tutili, de plus en plus s'agitent
Les voix de plus en plus, retentissent et grondent
«Gloria tibi, caput urbium, caput gentium
Gloire à César, gloire à Trajan, gloria, gloria»
Remplissant la cité, d'une clameur intense
Qui monte dans l'azur, jusqu'au céleste dôme.
«Gloria tibi, caput urbium, caput gentium
Gloire à toi César, gloire, au plus grand empereur.
Tu vainquis Tibiscum, tu pris Durostorum
Tu soumis Décébale, et tous les chefs barbares.
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde.
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium.
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde.
Gloire à toi, César, gloire, au plus grand empereur.
Gloire à César, gloire à Trajan, gloria, gloria
Tu vainquis Tibiscum, tu pris Durostorum
Tu soumis Décébale, et tous les chefs barbares.
Gloire à toi, Maître des cités, Maître du Monde
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium.
Gloire à toi, Maître des cités, Maître du Monde
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Tu vainquis Tibiscum, tu pris Durostorum
Tu soumis Décébale, et tous les chefs barbares.
Gloire à toi, Maître des cités, Maître du Monde
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium.
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Gloria tibi, caput urbium, caput gentium.
Gloire à toi, Reine des cités, Reine du Monde
Lux, Victoria, Triumphus, Apotheosis
Lux, Victoria, Triumphus, Apotheosis.
Gloria tibi, maxima, perennis Roma
Gloria tibi, maxima, perennis Roma.
Roma. Roma. Roma. Roma. Roma. Roma.
Gloria tibi, maxima, perennis Roma
Gloria tibi, maxima, perennis Roma
Gloria tibi, maxima, perennis Roma.
Roma. Roma. Roma. Roma. Roma. Roma.
Roma. Roma. Roma. Roma. Roma. Roma»

La Saga de l'Univers - Claude Fernandez - Éditions Sol'Air - Éditions Sol'Air - 2007