LA MARCHE DES SLAVES

Poème épique de Claude Fernandez évoquant la grande marche des Slaves depuis les régions nordiques de la taïga jusqu'en Europe Centrale.


Nous errons, nous marchons, par-delà vaux et monts.
La Déesse a guidé, nos pas sur les chemins.
Tous unis. tous unis. Tous enfants de Slavia.
Tous enfants, rejetons, de Slavia, notre Mère.
Le glaive aigu des Goths, a pourfendu nos corps
Le fouet des Touraniens, a meurtri nos flancs.
De nos corps éreinté, s’est répandu le sang
De nos yeux tuméfiés, nos larmes ont coulé
Pourtant nous survivons, pourtant nous subsistons.
Nous voici des milliers. Nous voici des millions.
Nous avons traversé, des fleuves et des monts
Sur le sol des aïeux, sont tombés nos parents
Sur le sol des aïeux, sont tombés nos enfants
Nous sommes des milliers, nous sommes des millions.
Tous unis. tous unis. Tous enfants de Slavia.
Tous enfants, rejetons, de Slavia, notre Mère.
Nous avons descendu, la Volga, la Pripiat.
Nous avons descendu, la Dvina, puis le Don.
Nous avons traversé, le Danube fougueux.
Nous avons traversé, la froide Elbe aux eaux calmes.
Rien ne saurait dompter, nos troupes endurcies.
Rien ne peut arrêter, nos légions aguerries.
Tous unis, fille et fils, tous unis, frère et sœur.
Tous unis, père et fils, tous unis mère et fille.
Partout, sur les chemins, avons planté nos pieux
De plaines en plateaux, et de monts en vallons
Partout avons fondé, nos banats, sklavinies
Dans les marais, forêts, la steppe et la toundra
Partout avons construit, les murs de nos kniazats.
Tous unis. tous unis. Tous enfants de Slavia.
Tous enfants, rejetons, de Slavia, notre Mère.


La Saga de l'Univers - Claude Fernandez
Éditions Sol'Air - Éditions Sol'Air - 2007