GAUTAMA BOUDDHA

Poème épique de Claude Fernandez évoquant le premier prêche de Bouddha devant les ermites dans l'Inde ancienne.


Bouddha reprit conscience - Tout lui semblait nouveau.

Il ne ressentait pas, l'air tuméfiant sa peau
Ni l'atmosphère humide, enveloppant son corps
Ni le sol rocailleux, égratignant ses pieds.
Rien ne lui paraissait, détestable, agréable
Nul son, nulle couleur, nulle odeur, nulle forme.
Rien ne lui paraissait, plaisant ou déplaisant
Nulle sensation, nulle émotion, nulle idée.

Il marcha lentement, s'éloignant du figuier.

Une étrange énergie, circulait en ses membres
Que ne semblaient mouvoir, les vitales humeurs.

Il vit le Bois-des-Biches - Ses pas l'y dirigèrent.

Sa vie qui n'était plus, revint à sa pensée
Le palais de son père, à Pataliputra
Les corps abandonnés, des chanteuses dormant.
Puis il vit le vieillard, le malade et le mort
L'inévitable mal, s'abattant sur le Monde
L'ermite à la sébile, indiquant le Salut
Puis le départ soudain, le cri de Kantaka
L'Arbre de la Sagesse, et le jeûne sans fin
Pour n'être plus alors, qu'un lamentable spectre.
Mais une enfant émue, lui tendit une écuelle.
Dans son radieux visage, il avait pressenti
Que Douleur ternirait, ses prunelles brillantes
Car malgré sa beauté, car malgré sa candeur
Mal autant que Laideur, sur elle s'abattraient.
Ce jour il décida, de ne plus se lever
Tant qu'il n'aurait pas vu, le chemin de Lumière.
D'un coup il fut saisi, par un éclair subit.
Le voile de Maya, s'écarta devant lui.
Tout lui devenait clair, il avait tout compris
L'Éveil, la Délivrance, et les Vérités Saintes.

Non loin du fleuve Gange, il atteignit l'orée.
Là, posément il prit, la pose du lotus
Puis étendit les bras, et présenta ses paumes.

Le bois semblait désert. L'on entendait partout
D'infimes bruissements, des ténus chuchotements.
Brusquement d'un taillis, surgit un homme en loques
Puis deux, puis trois, cinq, dix, hors des fourrés parurent.
La forêt s'emplissait, de leur immense foule
Schramanes et rischis, gourous, anachorètes
Ceux-là pour qui la vie, n'est don mais châtiment
Les uns couverts de boue, les autres de poussière
Maculés d'excréments, de crasse ou bien d'urine.
Certains qui vivaient nus, pendant toute l'année
Montraient leur corps débile, amaigri d'abstinence.
Des scarabés ventrus, pendaient à leur moustache.
Des araignées tissaient, dans leurs cheveux des toiles.
Sur leur ventre ulcéreux, grouillaient des cancrelats
Qu'ils ne voulaient tuer, ou même repousser.
Des galles sillonnaient, leur peau de galeries.
Suçant le peu d'humeur, qui restait dans leurs veines
Les sangsues goulûment, couvraient leurs pieds, leurs jambes.
Les frénétiques taons, les harcelaient toujours
Dilatant leur maigreur, d'énormes boursouflures.
Certains en des carcans, avaient serré leurs bras
Percé leur chair de clous, de lames et d'aiguilles.
D'autres se chevillaient, des boulets, des numelles
Pratiquaient sur leur corps, d'impensables supplices
Que pas même un bourreau, n'aurait osé commettre.
D'autres n'ayant mangé, depuis deux ou trois lunes
Pour se tenir debout, se cramponnaient aux autres.

Leur face tourmentée, leurs douloureuses plaies
Sans colère exprimaient, l'effroi, des métasomatoses
Le désarroi sans fond, qu'infligeait à jamais
Le cycle indéfini, des réincarnations
Par l'insécable fil, d'agonies, de naissances.
«Comment peut-on briser, la chaîne de survie
Sortir du cauchemar, de nos transmigrations?
Vois notre douleur, vois, ce que nous endurons
Quel éprouvant chemin, nous avons poursuivi
Torturés par la faim, par la soif, le désir
Dans ces vides contrées, sans la moindre oasis
Pour étancher l'esprit, aux sources du Repos
Solitude où flamboie, le soleil de l'ascèse.
Pitié, délivre-nous, de ce feu tyrannique.
Délivre-nous, Çakiamouni, délivre-nous»
Voilà ce que disaient, leur corps, leurs mains, leur chair
Ce que vers lui criait, le sang de leurs blessures.

Le Bouddha sous leurs yeux, demeurait impassible.

Comme une geôle immense, aux barreaux arborins
La profuse forêt, enfermait les ermites.
Les rameaux paraissaient, lier les créatures
Dans les fils monstrueux, de leur toile géante.
Les cieux disparaissaient, couverts par ce manteau
Pareil à la vie même, éternel, infini.
La terre était baignée, par l'eau de la mousson.
Les talons s'enfonçaient, dans la putride fange.
La touffeur comprimait, compressait les poitrines.
Chargé de moucherons, d'effluves délétères
L'air était suffocant, irrespirable, épais.
Le soleil flamboyant, chauffait cette fournaise
Comme au fond de l'Enfer, un gouffre démoniaque.
Disséminées partout, des bauhinies en fleurs
Dans les vertes splendeurs, aux reflets smaragdins
Jetaient leur points vermeils, tels des feux immobiles.

Dans le fond ténébreux, l'on voyait scintiller
La miraculeuse onde, épanchant ses bienfaits
Traînée phosphorescente, au sein du magma sombre
Telle irréel reflet, d'un paradis lointain
Flot mystique où Matière, Âme, Esprit se dissolvent.
Traversant la feuillée, cette clarté sublime
Nimbait de ses rayons, la face du Bouddha.

Le Sage alors parla, d'une voix calme et lente

«Ô vous, rischis, sachez, qu'en cette vie si triste
L'on ne peut éviter, l'agrégat des souffrances.
Tout sur Terre est douleur, tout sur Terre est malheur.
De Plaisir naît Désir, insufflant Inquiétude.
Rien n'est inaltérable, et rien n'est perdurable
Ni l'action, la pensée, ni Substance et ni Forme.
Tout se réduit, tout se transmet, tout se transforme.
Les choses recréées, sont toujours imparfaites
Les fruits du Mal, du Bien, mûrissent en notre âme.
Vireux ou délicieux, mielleux ou détestables
Nous les mangeons alors, dans une autre existence
Car vous le savez bien, la mort n'est pas la Mort.
L'ignorance et la soif, donnent les rameaux torves.
Les pulsions, les passions, les nœuds, écoulements
Liens, jougs, tourments, torrents, inondations, déluges
Dans leur flux agité, submergent la conscience.
Rien n'est inaltérable, et rien n'est perdurable
Ni l'action, la pensée, ni Substance et ni Forme.
Tout se réduit, tout se transmet, tout se transforme.
Les choses recréées, sont toujours imparfaites
Les fruits du Mal, du Bien, mûrissent en notre âme.
Vireux ou délicieux, mielleux ou détestables
Nous les mangeons alors, dans une autre existence
Car vous le savez bien, la mort n'est pas la Mort.
Sachez qu'ici-bas l'Homme, est toujours solitaire
Car il doit seul chercher, découvrir le Salut
Car il doit seul forcer, dépasser les dangers
Car nul être omniscient, nul être omnipotent
Jamais ne lavera, les péchés éternels.
Par soi l'on est détruit, par soi l'on est grandi.
Par soi l'on est lié, par soi l'on est délié.
Qui de vous croit en moi, ne trouvera la Paix.
Qui de vous me comprend, saura les Vérités»

À peine voyait-on, ses lèvres se mouvoir.
L'on eût dit qu'il parlait, sans prononcer les mots.
Nulle respiration, n'agitait sa poitrine.
Son visage était calme, impassible, immobile
Dans le déchaînement, de la vie frénétique...
Pendant que les gourous, demeuraient en extase
Fascinés, subjugués, par ses propos sublimes.

Il reprit de nouveau «Comme vous tous ermites
Pour trouver le Salut, j'ai sondé le Mystère.
Sans famille et sans toit, sans couche et sans gamelle
J'avais privé mon corps, de terrestre aliment.
Comme sous les rayons, l'himalayen glacier
J'ai vu fondre ma chair, sous l'ardeur ascétique.
Vous pouvez témoigner, que j'étais devenu
Plus faible et démuni, qu'un homme agonisant
Plus maigre et indigent, qu'une ombre de l'enfer.
Maintenant regardez, voyez ce que je fais»

Sans détourner son corps, sans baisser le regard
Lentement, calmement, il étendit son bras...
Saisit une baie rouge, au sommet d'une tige
La porta vers sa bouche... la mâcha... l'avala.

Tous brusquement saisis, d'un nauséeux dégoût
De leurs mains décharnées, en criant se voilèrent.

«Ne cachez pas vos yeux, regardez, regardez.
L'abstinence, ô gourous, n'est que désespérance
Que perpétuation, de Tristesse, Affliction.
Non, ce n'est le Salut, non, ce n'est le Repos
Car en un corps perclus, torturé, supplicié
Comment l'esprit ainsi, demeurerait serein?

Le Salut c'est l'Effort, des quatre Vérités.
Le Sage lentement, découvrira la Science
Les quatre Fondations, les quatre Dévotions
Les vingt-sept Facultés, les trente-deux Consciences
Les huit Libérations, les Souverainetés.
Puis il possèdera, les Ailes de l'Éveil
Pour devenir bientôt, le Bienheureux, l'Éteint.
Mais avant sa victoire, il abandonnera
Ses biens, ses possessions, les jeux, les distractions.
Charité, compassion, gouverneront son âme
S'il ne veut demeurer, dans le Triple Univers.
Les pervertis honteux, perdront leur perversion
Par la recréation, de l'Horrible mental.
Confus, les Malveillants, perdront leur malveillance
Par l'exil de Brahma, devant les corps fétides.
Le Sage peut trouver, la Voie définitive.
D'abord il doit fixer, un seul point immobile
Concentrer son esprit, approfondir, sonder
L'abîme de la chair, l'abîme des pensées.
Pesant, il sent en lui, son bras... sa main... ses doigts.
Car il est devenu, le bras... la main... le doigt.
Maintenant il atteint, les quatre Vérités.
Par la première, Oubli, voilà qu'il se détache
Du bonheur, de la passion, puis il y demeure.
Par la seconde Esprit, voilà qu'il se détache
Du souvenir, de la Vie, puis il y demeure.
Par la troisième Élan, voilà qu'il se détache
Du Temps, de l'Éternité, puis il y demeure.
Par la dernière, Amour, voilà qu'il se détache
De la Douleur, de la Mort, puis il y séjourne
Surmonte encor l'Aspect, les Réactions, les Formes
Gravit tous les degrés, de réalisation
Franchit la vacuité, le giron du Non-Être
Le sans-but, le sans-signe, et l'absence de Soi.
Puis il atteint le fond, de sa conscience libre
Dépasse le Néant, où n'est plus de notion
Dépasse l'Infini, l'Espace et la Matière
S'annihile et rejoint, l'Incréé, l'Impensé
L'Inopressé, l'Incomposé, l'Insubstanciel.
Maintenant il atteint, le nirvana profond.
Le voici devenu, Bienheureux, Éveillé.
Jamais plus dans ce monde, il ne verra le jour»

Emportés par la joie, d'une grande espérance
Les gourous vers Bouddha, tendaient leurs mains tremblantes.
Cinq d'entre eux devant lui, s'approchaient humblement.
Leurs visages déjà, rayonnaient de sa foi.

*

Près de là cependant, au fond de la futaie
Venait la procession, des psalmodiants brahmanes.
Dignement, lentement, leur noble théorie
S'approcha du Bouddha, se gardant toutefois
De ne se point mêler, au milieu des ermites.

Ils étaient revêtus, de tuniques livides
Leur évanescent corps, semblait ainsi flotter.
Comme un prodige mus, ne sont-ils hypostases?
Leur crâne rutilait, tel un cuivre poli
Brossé, débarrassé, de la moindre poussière.
Par leur habit fendu, paraissaient leurs bras pâles
Massés par les onguents, lustrés par les pommades
Sans répit lessivés, d'ablutions continuelles.
Des sandales en buis, de basilic huilées
Garantissaient leurs pieds, de la terrestre fange.
Tout paraissait en eux, purifié, sanctifié
Par les macérations, par les méditations.
Les premiers dans leurs mains, tenaient un encensoir
D'un nuage éthéré, les cernant comme un nimbe
Pour que le gaz vicié, ne souillât leurs poumons.
Les autres conservaient, en leurs vases murrhins
Des lotus étiolés, des mangues desséchées
Des os blanchis, ignés, par les foyers divins.
Dans un grand plat de fer, pantelante et saignante
Gisait une colombe, aux ailes décaties.
Les derniers préservaient, des objets mystérieux
Des bâtonnets, des anneaux, statues et chaînettes
Dont ils avaient perdu, la signification.

Ils semblaient des visions, des spectres inconnus
Comme si leur esprit, se fût séparé d'eux
Voient-ils encor autour, le tangible univers?
N'est-il plus maintenant, qu'une étrange vapeur
Dont ils veulent nier, la réelle existence
La mystique forêt, d'énigmatiques signes
Que ne peuvent percer, leur savoir confondu?
Leur sacerdoce dur, les soustrayait au jour.
L'on eût dit que nul son, que pas une parole
Ne pouvaient s'échapper, de leur bouche sévère
Sans rémission murée, dans l'éternel silence
Que nul joyeux souris, ne déridait leur face
Pour toujours imprégnée, d'un remords infini
Que nulle pensée gaie, n'éclairait leur triste âme
Confinée sans retour, dans un noir pessimisme.

En leurs yeux l'on sentait, l'immense lassitude.
Vainement ils avaient, déchiffré les Veddas
Sans les décrypter lu, tous les Upanishads
Transcrit sans résultat, le sanskrit, le prakrit
Traduit les Pûranas, les Contes édifiants
Sans jamais découvrir, dans leurs abscons discours
La pure Vérité, qui les pût satisfaire.
Le fatras compliqué, des codes et des rites
Lentement, sûrement, stérilisait leur foi.
Les symboles confus, noyaient leur dogme abstrus
Dans un ésotérisme, aporique et touffu.
Sans répit ils chantaient, les gâtas élimés
Comme pour montrer là, par un suprême orgueil
Face à l'esprit nouveau, que les supplanterait
La relique mourant, de leur science évanouie.
Leur visage montrait, l'intense désarroi
Qu'ils tentaient de masquer, par leur dignité grave.
Mais d'eux-mêmes sourdait, un appel étouffé
Le douloureux aveu, qu'ils ne pouvaient cacher.
«L'atman, ce naufragé, dont le corps est épave
Toujours voguera-t-il, au sein du samsara?
Jamais l'on atteindra, l'Idéal spirituel.
Jamais l'on atteindra, le Monde intemporel.
Nos c œurs ne vibrent plus, aux mystiques frissons
Car le goût du soma, dans notre bouche est fade»

Se retournant vers eux, Bouddha leur dit ces mots
«Pourquoi sur les autels, déposez-vous le bois?
Le feu n'est-il pas l'âme, et le corps la brebis?
Car l'on n'est Bienheureux, par le buis, ni la crosse
Mais par le dénuement, la pureté de l'Être»

Tous alors sans mot dire, à leurs pieds déposèrent
Globes et bâtonnets, sandales et chaînettes
Comme un vaste holocauste, un reniement total
De leur culte passé, de leur ancienne foi.
Chacun d'abnégation, baisa le sol boueux
Puis se tint sans bouger, dans cette humble posture.

*

L'on entendit soudain, sur la voie de Gaya
La vibrante clameur, de grelots et timbales.
Sur la gauche parut, un somptueux cortège
Harnachements clinquant, sur éléphants superbes
Défenses miroitant, cerclées d'or et d'argent
Parasols chamarrés, emplumés, chasse-mouches
Perles et joyaux, éventails, colliers et broches.
Sur le haut palanquin, trônait un souverain
Que drapait un manteau, de brocart et de soie.
Vers le cornac il fit, un signe imperceptible.
S'arrêtant, l'animal, pesamment se baissa.
Par un esclave aidé, le prince descendit.
Son allure était fière, et ses prunelles vives.

Marchant d'un pas alerte, il rejoignit Bouddha.

«Qui donc es-tu?» questionna le Sage «Que fais-tu?»
«Je suis Mucilinda, le prince des Nagas
Le meilleur souverain, que l'Inde ait pu connaître»
«Pourquoi toujours vis-tu, dans ton palais cossu?
Ta richesse est ton âme, et ton esprit demeure»
«Pourquoi ne pas cueillir, les fruits qu'offre la vie?»
«Trouverais-tu, raja, raisonnable et sensé
Le prisonnier fermé, dans une geôle étroite
Se parant de bijoux, et d'étoffes précieuses
Quand il sait ne pouvoir, nul moment en sortir?
Par ce plaisir futile, oublierait-il son mal
Dès lors que chaque jour, un bourreau le visite?»
«C'est juste, il ne serait, sensé ni raisonnable»
«Comprends donc maintenant, ce que j'ai signifié.
La geôle c'est le Corps, le bourreau le Désir.
Quant à ce prisonnier... Mucilinda, c'est toi»

Le rajah stupéfié, baissa les yeux de honte
Mais il n'évitait pas, le regard du Bouddha.

Sa mine s'ombragea, puis il resta pensif.

Épiant son moindre geste, et sa moindre pensée
Les gourous le fixaient, dans un profond silence.
Chacun respectueux, suivait ce duel mental
Ce combat émouvant, cette lutte indécise
De l'orgueil arrogant, contre l'humilité.

Le prince tout d'un coup, dégrafa son manteau
Puis aux pieds de Bouddha, le jeta sur le sol.

*

Autour, pendant ce temps, sur les voies convergentes
Venaient les gens du peuple, en groupes dispersés.
Des nomades migrant, se joignaient à leur foule.
Certains étaient venus, de Kaviripatnam
De Kanauj la fertile, au-dessus des rizières
De Kânchi se mirant, sur les vastes lagunes
De Taxila, bâtie, sur les montagnes blanches
De Khanaga baignée, par les marais sans fond
Des hameaux étagés, sur l'Indus écumeux.
L'Humanité semblait, en ce jour assemblée.
De leur masse profonde, émanait un murmure
Comme un souffle puissant, qui montait de la terre
«Bhagarat, Arant, ô Bienheureux, Éveillé»
Leurs membres affectaient, des poses hiératiques
Chacune signifiant, une parole, un acte.
Bientôt cette rumeur, imprégna la forêt
«Bhagarat, Arant, ô Bienheureux, Éveillé.
Sage, enseigne la Foi, montre la Délivrance.
Bhagarat, Arant, ô Bienheureux, Éveillé
Que ton c œur ait pitié, de l'horreur, du malheur.
Bhagarat, Arant, ô Bienheureux, Éveillé
Sage, enseigne la Foi, montre la Délivrance»

Lors afin de prêcher, les Saintes Vérités
Bouddha prit le chemin, qui mène vers Kâsi.

La Saga de l'Univers - Claude Fernandez - Éditions Sol'Air - © Éditions Sol'Air - 2007