ARISTOTE

Poème épique de Claude Fernandez évoquant la réflexion du philosophe grec Aristote au cours d'une promenade dans le Lycée.


Il parle au rythme uni, de sa pensée féconde
Cheminant au hasard, dans le parc du Lycée.

«L'âme ne se conçoit, que dans un corps donné
Mais elle n'est sans lui, car ne peut s'accorder
Chacune avec chacun, sans nulle affinité.
C'est une entéléchie, par lui seul existant
Car elle est Action, Forme, alors qu'il est Puissance
Car avec lui toujours, elle naît et périt.
Mais elle n'est substance, elle n'est pas matière
Non plus atomes vifs, qui tournent sans répit
Non plus subtil éther, ni même éléments purs.
Les semblables mêlés, ne se peuvent connaître
Les inverses non plus, ne se peuvent déduire.
Le Vertébré possède, une âme sensitive.
L'intelligence en lui, n'est pas l'intellection.
Toutes les deux au corps, ne se trouvent liées.
La Vie sans le Désir, peut-elle être possible?
Comment lors expliquer, le mouvement local
Hors par la volition, que l'âme détermine?»

Les disciples charmés, suivaient cet homme simple
Revêtu d'un peplos, de sandales en lin
Qui de l'antique monde, était la grande gloire.

La Saga de l'Univers - Claude Fernandez - Éditions Sol'Air - © Éditions Sol'Air - 2007